Laffrontnational.fr - Révolution Française - Prise de la Bastille
  • Ethnie, Ethnicité
    EthnieEthymologieDéfinitions
    Une ethnie ou groupe ethnique est un groupe social de personnes qui s’identifient entre elles sur la base d’une ascendance commune (réelle ou imaginée), d’une histoire commune, d’une culture commune ou d’un vécu commun. L’appartenance à une ethnie ou ethnicité est liée à un patrimoine commun, que ce soit la culture, l’ascendance, l’histoire, l’origine géographique, la langue ou le dialecte, l’idéologie, la religion, la mythologie, la cuisine, l’habillement, la musique..
    Origine de la définition : Wikipedia
    « Ethnie » est un terme apparu en 1896 dans la langue française3. Il fut employé la première fois par l’anthropologue Georges Vacher de Lapouge.
    Il dérive de l’un des quatre termes qui, en grec ancien, servaient à désigner les groupes humains : γένος / genos signifiant « famille, clan, tribu », λάος / laos signifiant « peuple assemblé, foule », δῆμος / dêmos signifiant « peuple du lieu, citoyens » et ἔθνος / éthnos signifiant « gens de même origine ».
    Origine de la définition : Wikipedia
    Selon Max Weber, l’appartenance à une ethnie, ou « ethnicité », est le sentiment de partager une ascendance commune, que ce soit à cause de la langue, des coutumes, des valeurs, des ressemblances physiques ou de l’histoire (vécue et objective ou imaginée et mythologique). Cette notion est très importante sur le plan social et politique car elle est l’un des quatre fondements de la notion d’identité (les trois autres étant l’existence physique matérielle, l’espèce biologique et la personnalité individuelle).
    L’« ethnicité » est d’usage plus récent, lié à l’évolution du concept d’ethnie. Cette évolution résulte d’une nouvelle approche du concept d’ethnie qui jusque-là était appréhendé comme une réalité objective, sans prendre en compte sa subjectivité. La dimension objective a conduit surtout les anthropologues et les historiens à l’analyser en tant que groupe à travers des critères objectifs tels que la langue, l’histoire commune, le lien d’ascendance et de descendance… C’est l’approche notamment de Paul Mercier 6. En revanche, la dimension subjective résulte des analyses surtout des sociologues, politologues et psychologues qui saisissent le concept d’ethnie sous l’angle d’identité comme construction sociale, voire politique.C’est de cette approche subjective que le concept d’« ethnicité » est né, pour saisir les interactions qui aboutissent au sentiment d’appartenance au sein de groupe. C’est l’approche de Max Weber . Ce dernier considère l’« ethnicité » non seulement comme une construction sociale, mais aussi comme un moyen d’instrumentaliser les luttes sociales et politiques. Cette approche subjective de l’ethnie a permis l’émergence du concept d’« ethnicité » lequel a généré à son tour les notions d’« ethnocentrisme » (parfois synonyme de communautarisme), d’« ethnocide » et d’« ethnisme »…
    Origine de la définition : Wikipedia
  • Ethnocide
    EthnocideEthymologieDéfinitionsEthnocide et génocide culturel
    L’ethnocide est la destruction de l’identité culturelle d’un groupe, sans détruire physiquement ce groupe (voir génocide) et sans forcément user de violence physique contre lui (persécution, déportation, enlèvement des enfants). Un ethnocide peut être la conséquence d’un changement économique ou social progressif ou d’une politique d’État, en cela ce terme peut concerner un grand nombre d’exemples ; on a qualifié d’ethnocide l’acculturation des Amérindiens ou des aborigènes d’Australie, les modifications profondes de la culture traditionnelle du Tibet en Chine, la russification des peuples premiers de Sibérie, l’assimilation des Aïnous du Japon et des Kouriles, la lutte de l’état indonésien contre l’animisme, l’arabisation des Berbères en Afrique du Nord, ou encore la tentative de Franco d’éradiquer les langues catalane et basque dans les années 1930 en Espagne
    Origine de la définition : Wikipedia
    Étymologiquement, le mot « ethnocide » signifie « meurtre d’une ethnie » et apparaît en 1944, comme synonyme de génocide, sous la plume de Raphaël Lemkin dans une note de son ouvrage Axis rule in occupied Europe (« Gouvernance de l’Axe en Europe occupée »), mais son sens change dans les années 1970 avec la décolonisation en toile de fond. Ainsi, l’ethnologue Robert Jaulin est un des premiers à l’utiliser dans le sens d’«acte de destruction d’une civilisation » ou « acte de décivilisation ».
    Origine de la définition : Wikipedia
    Georges Condominas fustige le comportement de l’armée américaine au cours du discours inaugural (distinguished lecture) qu’il prononce à la session annuelle de l’American Anthropological Association de 1972 et utilise le terme d’« ethnocide » pour décrire la disparition des Mnong Gar dans les montagnes du Sud Viêt Nam.Pour Yair Auron, « ethnocide » est un terme alternatif ou complémentaire de génocide. Il cite des rapports sur le Tibet depuis 1959, indiquant que le gouvernement communiste de Chine, en occupant militairement le pays, en détruisant des lamasseries et en combattant la religion au nom de la lutte contre le féodalisme, a commis un ethnocide, et peut-être même un génocide contre le peuple tibétain.Enfin, d’après la définition avancée en 1983 par l’Union internationale des sciences anthropologiques et ethnologiques, un « ethnocide » est « toute entreprise ou action conduisant à la destruction de la culture d’un groupe, à l’éradication de son ethnicité ou identité ethnique ».
    Origine de la définition : Wikipedia
    La notion de « génocide culturel » a été introduite ultérieurement à celle de génocide. Son utilisation est controversée et recoupe le champ de l’ethnocide. Selon Jean-François Garreau « D’aucuns ont dérivé de cette idée la notion de « génocide culturel », qui couvrirait des actes commis délibérément dans l’intention d’empêcher les membres d’un groupe d’utiliser leur langue, de pratiquer leur religion ou d’avoir des activités culturelles, pratiquant ainsi une sorte d’élimination à petit feu se déployant dans la durée. La notion demeure controversée et n’est généralement pas retenue dans le discours technique relatif au génocide. ».L’expression « génocide culturel » avait été utilisée par l’ONU dans un projet de déclaration sur les droits des peuples autochtones, mais n’a finalement pas été retenue, étant remplacée par l’expression « assimilation forcée ».Toutefois, ce concept de « génocide culturel » a connu de nombreux usages au sein des mouvements culturels et politiques de libération à partir des années 1970. Un exemple notable est celui de l’emploi de l’expression par le mouvement afro-brésilien afin de dénoncer l’éradication des apports culturels africains dans la culture brésilienne, à partir de 1978 – date de la publication de l’ouvrage O Genocídio do Negro Brasileiro (« Le génocide du Noir brésilien ») d’Abdias do Nascimento.En 2005, Patrick Le Lay, ancien patron de TF1, a accusé la France d’avoir procédé à un génocide culturel de la langue bretonne, lequel serait dû au jacobinisme. Patron de TV Breizh, Le Lay a quasiment abandonné les diffusions en breton sur cette chaîne, faute d’audience.
    Origine de la définition : Wikipedia
  • Génocide
    GénocideOrigine et étymologieDéfinitionsDéfintions plus large
    Un génocide est un crime qui consiste en l’élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d’un groupe national, ethnique ou religieux, en tant que tel, ce qui veut dire que ses membres sont détruits ou rendus incapables de procréer en raison de leur appartenance au groupe. Le génocide peut être perpétré par divers moyens, dont le meurtre collectif, direct ou indirect. Certains juristes et historiens précisent la définition, estimant notamment que le génocide est systématique et programmé. Le génocide arménien, la Shoah et le génocide des Tutsis, trois génocides reconnus par l’ensemble des spécialistes, sont en effet des exterminations planifiées par un État, indifférentes à l’âge ou au sexe des victimes.
    Origine de la définition : Wikipedia
    Il existait déjà en français le néologisme populicide créé sous la Révolution française par Gracchus Babeuf pour désigner les massacres des populations civiles de Vendée perpétrés sur ordre de la Convention, terme qui était tombé dans l’oubli.
    Le terme génocide est un néologisme forgé en 1944 par Raphael Lemkin, professeur de droit américain d’origine juive polonaise, à partir de la racine grecque γένος génos, « naissance », « genre », « espèce », et du suffixe -cide, qui vient du terme latin caedere, « tuer », « massacrer ».
    Le terme génocide est apparu pour la première fois dans son étude Axis Rule in Occupied Europe publié en 1944 par la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale, il est introduit au chapitre IX intitulé « Génocide » pour tenter de définir les crimes perpétrés par le gouvernement des Jeunes-Turcs de l’Empire ottoman à l’encontre des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale, ceux dont furent victimes les Assyriens en Irak en 1933, puis ceux commis par les nazis à l’encontre des peuples juif, slaves et tzigane durant la Seconde Guerre mondiale1.
    Appliquant ensuite cette qualification aux crime contre l’humanité perpétré par les nazis contre les peuples juif et tzigane durant la Seconde Guerre mondiale, Raphael Lemkin écrit : « De nouveaux concepts nécessitent de nouveaux mots. Par génocide, nous entendons la destruction d’une nation ou d’un groupe ethnique. » Il précisera ailleurs que par génocide, il entend autant les actions concertées pour détruire des groupes dans leur dimension physiques ou raciale, que dans leur existence religieuse, linguistique ou culturelle. Il sera repris dans cette conception par Claude Lévi-Strauss.
    En 1933, alors que le Holodomor est en cours, mais qu’il reste bien occulté, Lemkin est troublé par le massacre des Assyriens chrétiens et particulièrement par ses souvenirs du massacre systématique des Arméniens par l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale. En tant que juriste international, il étudie des propositions pour empêcher et prévenir de tels crimes. Malgré le rejet de sa proposition par le conseil de la Société des Nations à Madrid, Lemkin continue ses recherches jusqu’en 1944. D’après Samantha Power, Lemkin a appuyé sa réflexion sur le procès de l’Arménien Soghomon Tehlirian, meurtrier en 1921 à Berlin du ministre de l’Intérieur turc Talaat Pacha, principal organisateur du génocide arménien.
    Dans l’esprit des génocidaires racistes, l’extermination est fondée sur l’idée de différenciation entre leur propre population qu’ils considèrent comme « supérieure » et/ou « élue », et les autres qu’ils considèrent comme « inférieures » et/ou « indésirables », et que l’on appartient « par naissance » à telle ou telle population. En revanche, dans les génocides à motivation ou prétexte économique et social ou idéologique (dont religieux) (politicides), les victimes ne sont pas visées comme personnes ou comme membres d’un groupe ethnique, mais en raison de leurs positions sociales antérieures ou comme vecteurs supposés de leurs idées.
    Selon le Dictionnaire historique de la langue française d’Alain Rey, le mot se fait jour en français en même temps qu’il apparaît en anglais. D’abord employé à propos des nazis et de leur « Solution finale » du « problème juif », il se dit de la destruction méthodique ou de la tentative de destruction d’un groupe ethnique, et par extension, vers 1970, de l’extermination d’un groupe en peu de temps.
    Origine de la définition : Wikipedia
    Même si le statut juridique des nombreux faits historiques ayant entraîné des mortalités de masse est sujet à discussions parmi les historiens et les juristes (les recherches et l’ouverture d’archives ne cessant d’apporter des éléments nouveaux, surtout depuis la mondialisation des moyens de communication), ces faits sont néanmoins perçus comme des « génocides historiques » par les descendants des survivants, par les groupes qui s’en revendiquent culturellement et par tous ceux qui s’en émeuvent : il faut donc distinguer le « génocide juridique » reconnu comme tel par les historiens et les juristes, qui ne comprend qu’un nombre limité de mortalités de masse, du « génocide perçu comme tel » par l’opinion publique de tel ou tel pays ou groupe culturel, de définition beaucoup plus large. Le statut juridique des différentes mortalités de masse historiques est un enjeu identitaire et politique qui, dans un contexte polémique, peut parfois dégénérer en « concurrence mémorielle ».
    Origine de la définition : Wikipedia
    En matière de crimes de masse contre les populations civiles, le Code pénal français, entièrement renouvelé en 1994 par Robert Badinter après avoir supprimé le Code pénal de justice militaire et le Tribunal aux armées de Paris, prévoit un chapitre intitulé : « Les crimes contre l’humanité », lui-même divisé en deux sous-chapitres 1) « le génocide», 2) « Autres crimes contre l’humanité » (déportation, réduction en esclavage, pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, enlèvements de personnes suivis de leur disparition, torture ou actes inhumains). Le génocide (art. 211-1 du nouveau Code pénal) est caractérisé par l’accomplissement d’un ou de plusieurs actes que le texte énumère : atteinte volontaire à la vie, atteinte grave à l’intégrité physique ou psychique, soumission à des conditions d’existence de nature à entraîner la destruction totale ou partielle du groupe, mesures visant à entraver les naissances, transfert forcé d’enfants. Cette énumération est reprise de celle figurant à l’article 2 de la Convention de 1948.
    Une seconde caractéristique propre au génocide réside dans les objectifs du plan concerté que de tels actes exécutent. Ce plan doit tendre à la destruction totale ou partielle d’un groupe humain. Il ne s’agit donc pas d’un plan de persécutions, mais d’un plan d’extermination dirigé contre les membres du groupe.
    La nature du groupe-victime constitue une troisième caractéristique de l’incrimination. Il peut s’agir d’un groupe « national, ethnique, racial ou religieux » ou d’un groupe « déterminé à partir de tout autre critère arbitraire ». L’article 211-1 du nouveau Code pénal français adopte une formulation plus restrictive que celle retenue par l’article 2 de la Convention de 1948 et ne se contente pas d’énumérer limitativement les groupes susceptibles d’être victimes d’un génocide. En effet à la différence de la convention de l’ONU de 1948, le code pénal français pose comme pré-requis l’existence d’un plan concerté.
    Le législateur français a défini le génocide sur l’existence d’un plan concerté d’extermination établissant le caractère prémédité du crime et en écartant toute référence à l’idéologie ayant inspiré les auteurs du génocide.
    Origine de la définition : Wikipedia
  • Jacobinisme
    JacobinismeOrigine et étymologieLa pensée totalitaire du jacobinisme
    Le jacobinisme est une doctrine politique qui défend la souveraineté populaire et l’indivisibilité de la République française. Il tient son nom du club des Jacobins, dont les membres s’étaient établis pendant la Révolution française dans l’ancien couvent des Jacobins à Paris. Le mot jacobinisme désigne aujourd’hui une doctrine qui tend à organiser le pouvoir de façon administrative (bureaucratie) et centralisée (centralisation) et à le faire exercer par une petite élite de techniciens (technocratie) qui étendent leur compétence à tous les échelons géographiques et à tous les domaines de la vie sociale afin de les rendre uniformes, ce qui en fait l’adversaire du régionalisme. L’usage moderne du mot jacobinisme est de quelque manière anachronique. En effet, le jacobinisme, pendant la révolution française, était une réaction aux enjeux particuliers de l’époque. Pour n’en retenir que la philosophie, on pourrait aussi entendre le jacobinisme comme une doctrine opposée aux politiques communautaires, qui tendraient, par exemple, aux divisions internes.Comme mouvement historique, le jacobinisme peut s’apparenter au XVIIIe siècle en Autriche au joséphisme et au xxe siècle en URSS au centralisme bureaucratique.
    Origine de la définition : Wikipedia
    Sous la Révolution française, le Club des Jacobins (installé au couvent des Jacobins de la rue Saint-Honoré à Paris) a pour but de donner une constitution à la France. Il rassemble des révolutionnaires d’abord modérés, comme Sieyès et La Fayette, puis se radicalise sous l’impulsion de Robespierre, principal artisan de la Terreur jusqu’en 1794.Bien que le nom des « Jacobins » soit lié à la dictature révolutionnaire, les Républicains du XIXe siècle ont continué à se référer aux idéaux originels des Jacobins tout en les rendant plus « consensuels ».Le jacobinisme qui s’inspire des idées politiques des Jacobins est une doctrine politique qui défend plus la souveraineté populaire et l’indivisibilité de la République française, qu’une centralisation forte de l’Etat.

    Pour ses détracteurs, le jacobinisme est à l’origine des Etats totalitaires.

    De nos jours, le terme est souvent utilisé comme synonyme de centralisme, faisant de la capitale, Paris, le lieu primordial d’exercice du pouvoir. On parle aussi de parisianisme. Il s’oppose alors au fédéralisme que l’on trouve dans certains pays où ont été réalisés d’importants transferts de pouvoir aux entités régionales.

    Origine de la définition : La Toupie

    Le jacobinisme l’émergence d’une pensée totalitaire

    Outre le centralisme prôné par le jacobinisme dans la droite ligne des rois absolutistes les jacobins se sont rendu « célèbres » durant la Révolution par leur extrémisme qui déboucha sur la Terreur. Période très noir de l’Histoire qui donna sur un génocide en Vendée avec les massacres que l’on connait , femmes et enfants compris.

    La lettre du général Westermann, surnommé « le boucher des Vendéens », qu’il écrivit au Comité de salut public, en témoigne :

    « Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. »

    A cela s’ajouta la mise à mort de tout «opposants » supposés ou réels… il suffisait de ne pas dire Citoyen pour être soupçonné et risquer la guillotine.  La Terreur donna lieu à une vraie chasse aux sorcières dont on ne compte plus les atrocités (les massacres dans les prisons à Paris, les noyades à Nantes, les guillotinés, etc…).

    Il est assez fréquent de passer sous silence cette période dans les livres d’Histoire de l’éducation Nationale ou de la légitimer au vu de la contre révolution dont on oublie systématiquement de préciser que la Bretagne et la Vendée étaient favorables à la Révolution avant la mise en place d’un anticléricalisme extrémiste qui donna lieu entre autres à la mise à mort des prêtres dits réfractaires. Ce fut un des éléments de la révolte de ces régions. La liberté religieuse étant vue comme de l’obscurantisme par la Révolution et appliquée de manière très peu judicieuse.

    Le renversement des jacobins et la mise à mort de Robespierre acheva le rôle politique des jacobins durant la révolution française.

    Néanmoins outre ce passé historique peu glorieux  des jacobins est sortie une idéologie et une pensée totalitaire qui fut repris par la suite sous le nom de jacobinisme. Le jacobinisme est à la base durant deux siècles de la justification d’un Etat centralisé et de la façon dont en France la création de l’idéologie nationale a été orientée.

     

    Pourquoi parler de pensée totalitaire pour le jacobinisme ? Pour des raisons facilement vérifiables :

     

    Le pseudo universalisme du jacobinisme

    Le jacobinisme ce n’est pas l’Universalisme, mais l’Uniformisme. C’est une idéologie intrinsèquement basé sur l’ethnocentrisme. La vision de l’universalisme pour le jacobinisme on peut la résumer à cela : c’est « Nous sommes l’universalisme, les autres vous devez devenir comme nous ». C’est une idéologie qui nie la différence et qui la combat.

    Le jacobinisme se base sur un complexe de supériorité

    Le jacobinisme hiérarchise les autres et il est en haut de la pyramide. Il part du principe que sa langue, sa culture est supérieure aux autres et que c’est aux autres de se convertir à sa culture. Certains iront même expliquer que seule la langue française peut permettre de réfléchir… Sous-entendu les autres  idiomes sont trop inférieurs pour développer cette capacité.

    A la fin du XIXeme siècle à l’apogée du développement de l’anthropologie et du concept douteux de race le jacobinisme parle de civilisation supérieure, de  culture supérieure et de race supérieure. Nul doute que le jacobinisme a joué un rôle dans le schéma conceptuel des Etats totalitaires des XXème siècles.  Il ne faut pas non plus s’étonner de la justification du colonialisme avec ses principes de bases.

    Deux siècles d’ethnocides

    Pour construire l’idéologie nationale l’Etat a voulu apprendre le français à tout l’hexagone. Autant il est logique qu’il y ait nécessité d’une langue commune. Autant mettre en place durant deux siècles une acculturation de masse et de la mort programmés des autres langues au sein de l’Hexagone était-elle nécessaire ?

    Pour toute personne respectueuse de l’universalisme non, par contre pour un Etat qui veut s’inventer une religion nationale et convertir sa masse grâce à l’éducation nationale oui. Il s’en est donc suivi deux siècles d’ethnocides pour coller à l’idéologie nationale dominante du fantasme d’une identité unique dans une France qui a toujours été multiethnique, pluriculturelle et multilinguistique.

    Origine de la définition : Laffrontnational

 

Article écrit par Bran