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L’Origine du  jacobinisme : les jacobins

Outre le centralisme prôné par le jacobinisme dans la droite ligne des rois absolutistes les jacobins se sont rendu « célèbres » durant la Révolution par leur extrémisme qui déboucha sur la Terreur. Période très noir de l’Histoire qui déboucha sur un génocide en Vendée avec les massacres que l’on connait , femmes et enfants compris.

La lettre du général Westermann, surnommé « le boucher des Vendéens », qu’il écrivit au Comité de salut public, en témoigne :

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François-Joseph Westermann, général de brigade de la Révolution française, resté célèbre pour les atrocités qu’il commit lors des guerres de Vendée.

Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. […] Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n’est pas révolutionnaire.

François-Joseph Westermann, Lettre au comité du Salut public, 1793

A cela s’ajouta la mise à mort de tout «opposants » supposés ou réels… il suffisait de ne pas dire Citoyen pour être soupçonné et risquer la guillotine.  La Terreur donna lieu à une vraie chasse aux sorcières dont on ne compte plus les atrocités (les massacres dans les prisons à Paris, les noyades à Nantes, les guillotinés, etc…).

Il est assez fréquent de passer sous silence cette période dans les livres d’Histoire de l’éducation Nationale ou de la légitimer au vu de la contre révolution dont on oublie systématiquement de préciser que la Bretagne et la Vendée étaient favorables à la Révolution avant la mise en place d’un anticléricalisme extrémiste qui donna lieu entre autres à la mise à mort des prêtres dits réfractaires. Ce fut un des éléments de la révolte de ces régions. La liberté religieuse étant vue comme de l’obscurantisme par la Révolution et appliquée de manière très peu judicieuse.

Le renversement des jacobins et la mise à mort de Robespierre acheva le rôle politique des jacobins durant la révolution française.

Néanmoins outre ce passé historique peu glorieux  des jacobins est sortie une idéologie et une pensée totalitaire qui fut repris par la suite sous le nom de jacobinisme. Le jacobinisme est à la base durant deux siècles de la justification d’un Etat centralisé et de la façon dont en France la création de l’idéologie nationale a été orientée.

 

Pourquoi parler de pensée totalitaire pour le jacobinisme ?

Pour des raisons facilement vérifiables :

1/ Le pseudo universalisme du jacobinisme

Le jacobinisme ce n’est pas l’Universalisme, mais l’Uniformisme. C’est une idéologie intrinsèquement basé sur l’ethnocentrisme. La vision de l’universalisme pour le jacobinisme on peut la résumer à cela : c’est « Nous sommes l’universalisme, les autres vous devez devenir comme nous ». C’est une idéologie qui nie la différence et qui la combat.

2 / Le jacobinisme se base sur un complexe de supériorité

Le jacobinisme hiérarchise les autres et il est en haut de la pyramide. Il part du principe que sa langue, sa culture est supérieure aux autres et que c’est aux autres de se convertir à sa culture. Certains iront même expliquer que seule la langue française peut permettre de réfléchir… Sous-entendu les autres  idiomes sont trop inférieurs pour développer cette capacité.

A la fin du XIXeme siècle à l’apogée du développement de l’anthropologie et du concept douteux de race le jacobinisme parle de civilisation supérieure, de  culture supérieure et de race supérieure. Nul doute que le jacobinisme a joué un rôle dans le schéma conceptuel des Etats totalitaires des XXème siècles.  Il ne faut pas non plus s’étonner de la justification du colonialisme avec ses principes de bases.

3/ Deux siècles d’ethnocides

Pour construire l’idéologie nationale l’Etat a voulu apprendre le français à tout l’hexagone. Autant il est logique qu’il y ait nécessité d’une langue commune. Autant mettre en place durant deux siècles une acculturation de masse et de la mort programmés des autres langues au sein de l’Hexagone était-elle nécessaire ?

Pour toute personne respectueuse de l’universalisme non, par contre pour un Etat qui veut s’inventer une religion nationale et convertir sa masse grâce à l’éducation nationale oui. Il s’en est donc suivi deux siècles d’ethnocides pour coller à l’idéologie nationale dominante du fantasme d’une identité unique dans une France qui a toujours été multiethnique, pluriculturelle et multilinguistique.

Article écrit par Bran